Comment modifier sa vision sur l’échec ?

En Europe et en France le mot “échec” est un gros mot. C’est un mot qui est perçu de manière très différente dans d’autres cultures comme en Amérique du nord.

J’admets qu’il est souvent difficile d’accepter ses défaites, mais les repousser n’aide pas à modifier sa vision de façon à s’améliorer.

Je considère qu’il serait temps que plus de personnes comprennent mieux le concept de l’échec. Également, qu’ils sachent transformer cette dernière, considérée comme une faiblesse, en une force pour eux.

L’échec est parfois assimilé à une fatalité, à quelque chose d’assez honteux pour la personne qui échoue. Mais comment remédier à cela ?

Dans cet article, je vous partage mes meilleurs conseils pour transformer votre vision sur l’échec.

Faire la différence entre deux types d’échecs

Ça peut paraître bizarre mais vous devez aimer échouer. Vous devez comprendre que chaque échec est là pour vous perfectionner.

Lorsque je parle d’échec, je veux d’abord vous faire comprendre de quel type d’échec je parle. Il faut différencier les échecs mineurs et les échecs majeurs.

Les échecs mineurs qu’est ce que c’est ? eh bien, chacun dispose de sa propre perception mais pour donner une définition très simple : ce sont des petits échecs, des “micro-échecs”. Je peux en choquer certains mais pour moi, rater un examen comme le permis de conduire par exemple fait partie des échecs mineurs, car ça ne me remet pas en question.

Les échecs majeurs ? Je les définirai comme des grosses défaites qui entraînent l’abandon. Là, c’est vraiment être un loser, un perdant, une personne qui ne va pas vers l’avant et qui renonce.

Le problème aujourd’hui est que beaucoup de personnes font encore la différence entre un petit échec et un grand. Ils prennent les petits échecs comme des défaites majeures et remettent en question leurs capacités.

Toutefois, cette confusion est entraînée par la vision des autres et de la société. Depuis petits, on nous a dit qu’il fallait avoir une bonne note à l’école, que si ce n’était pas le cas on allait rater notre vie ou finir à la rue

Vous devez vous dire que mon exemple n’est pas réaliste, que lorsque nous étions enfants, on ne comprenait pas vraiment. Cependant, plus âgés, on grandit avec ces remarques, ces façons de voir les choses et nous les prenons pour réalité.

Les examens du baccalauréat on été facilités au fur et à mesure que les années passent. Vers des années 1970, il y avait plus de 60% de taux de réussite et de nos jours c’est presque 90% de taux de réussite à l’examen.

Réussir est devenu une normalité pour tous, la plupart des gens réussissent. Par contre échouer, ça peu arriver et les cas sont moins fréquents, ils sont donc subis comme un échec cuisant pour le défaitiste par rapport à la pression sociale.

Pour résumer, ne soyez pas contaminés par la vision extérieure de l’échec.

Prenez vos responsabilités

Assumer ses actes est un bon moyen de modifier sa vision sur l’échec. Puisqu’en prenant ses responsabilités face à un problème permet d’en trouver la cause. Dès que vous êtes responsables, automatiquement vous savez que l’échec à une source et que cette source doit être analysée. Vous aurez compris comment composer avec les ratés.

En fait, vous arrivez à comprendre qu’il n’y a que des solutions et que vous ne remettez pas la faute négativement sur vous mais plutôt sur un manque de méthode.

Au lieu de prendre l’échec négativement sur vous même ou de pointer telle ou telle personne du doigt, vous chercherez à la cause racine de ce qui a causé votre mini-défaite.

Vous êtes l’auteur de l’échec mais vous n’avez pas tout raté, en d’autres mots.

Comme je l’ai expliqué au dessus, prendre ses responsabilités, c’est aussi ne pas se fier aux regards extérieurs. Ne vous accrochez pas à ce que l’on pourrait penser de vous parce que ça ne vous apporte aucune aide.

Acceptez les et passez à autre chose

Les échecs sont toujours liés à des faits, c’est à dire des choses que l’on ne peut pas contrôler : perdre un client important, la fin d’une vie de couple, perdre lors d’une compétition…

Cette chose vous est tombée dessus, la vraie question à laquelle il va falloir répondre c’est : Qu’allez vous en faire ? deux solutions sont possibles : accepter ou abandonner.

Vous devez apprendre à accepter ces faits car c’est la seule solution pour vous d’en sortir plus grands. Vous ne pouvez pas revenir en arrière, ni forcer quelqu’un de revenir.

En acceptant les échecs, vous rétablissez le calme en vous, il n’y a plus de confusion ou de conflit intérieur. Ça vous aide à prendre l’échec comme un tremplin.

Sachez qu’il y a des personnes qui ont connu des situations bien pires qui ont réussi à accepter. Je pense notamment à Sam Berns, un adolescent américain atteint de progéria, c’est une maladie rare qui provoque un vieillissement accéléré.

Les personnes atteintes de cette maladie disposent d’une durée de vie moyenne de 13 ans. Un an avant son décès, Sam a partagé sa vision pour une vie heureuse et je vous recommande d’aller la voir, les vidéos sont sur YouTube.

Tout cela pour vous dire que vous n’avez pas d’excuses pour vous prendre en main et d’accepter ce qui vous tombe dessus. Ne pas le faire est une formule parfaite pour connaître le véritable échec. Faites le bon choix.

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